République Arabe Sahraoui Démocratique Ministère de l’Information, (10/01/2012)
COMMUNIQUE
Les autorités marocaines ont a annoncé que les vingt trois prisonniers politiques sahraouis, qui gisent depuis quatorze mois dans les geôles de Salé suite à la destruction criminelle par les forces armées marocaines du campement de Gdeim Izik au Sahara occidental, comparaitront le 13 janvier 2012 devant un tribunal militaire.
La politique d’occupation du Maroc au Sahara Occidental, faut il le souligner, fondée sur l’exclusion, la paupérisation, la privation de travail et des droits sociaux et économiques, la politique de peuplement et du pillage effréné des ressources naturelles sahraouies, auxquelles il faudrait y ajouter les graves atteintes aux droits de l’homme, avait conduit plus 25 000 citoyens sahraouis et leurs familles à quitter de manière collective, le 14 octobre 2010, les principales villes sahraouies pour s’installer dans un grand camp de fortune a Gdeim Izik dans les environs de la ville de ElAaiun.
Le 08 novembre, les forces armées marocaines, ont pris d’assaut ce Campement se livrant à une violence implacable entrainant de nombreux morts, des centaines de blessés et autant d’arrestations.
Parmi les détenus figurent 23 prisonniers politiques qui ont été placés arbitrairement à l’isolement et soumis à un traitement discriminatoire sans inculpation, ni jugement aucuns. Ces prisonniers d’opinion que les autorités marocaines veulent déférer maintenant devant un tribunal militaire n'ont fait que réclamer leurs droits légitimes, à savoir le respect des droits de l’homme, l’application des résolutions des Nations Unies concernant le Sahara Occidental, et en particulier le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
L'Organisation des Nations Unies, qui a une immense responsabilité dans la protection des populations civiles sahraouies vivant dans les territoires sous occupation marocaine, est vivement interpellée pour faire davantage de pression sur le Maroc afin de sursoir à cette décision qui va à l’encontre du droit international et procède à la libération immédiate et inconditionnelle des détenus sahraouis de Salé.
La MINURSO, qui est sur place depuis plus de vingt ans, doit assumer efficacement ses responsabilités dans la protection des vies humaines sahraouies et d’user des moyens nécessaires à même de leur garantir la sécurité, les droits humains et les libertés politiques que leur confère le droit.
Le 10 janvier 2012



